L'un des aspects les plus stimulants de mon activité est l'innovation.

En m'écartant des chemins balisés, je me suis confronté à des obstacles pour lesquels j'ai dû imaginer des solutions inédites.
N'étant pas ingénieur et n'ayant pas à ma disposition un outillage sophistiqué, certaines de mes constructions peuvent prêter à sourire pour leur coté « GéoTrouvetout » et la manière dont je détourne certains ustensiles de la vie courante.

Les voici pas ordre d'apparition :

 

TABLE DE TRAVAIL

Cela peut sembler banal, mais opter pour le Plexiglas en guise de support a fondamentalement modifié ma façon de travailler.
Pour exploiter au mieux ses qualités, j'ai inventé une table inclinée, lumineuse grâce à une source de lumière indirecte pour ne pas fatiguer mes yeux.

 

Vous remarquerez au passage le judicieux recyclage des deux tasseaux crantés empruntés à une chaise longue pour obtenir différentes inclinaisons.

 

PREMIER BURIN

Par soucis d'économie, j'ai utilisé le corps d'un tournevis de précision multi-lames muni d'un mandrin à vis relié à un manche en forme de poire pour me confectionner un burin à lames interchangeables. Cela m'a permis de tronçonner une lame en plusieurs parties et d'affuter chacune d'entre elles pour les avoir en réserve et éviter de m'interrompre dans mon travail en pleine inspiration.

 

PAGE EN CONSTRUCTION

 

LOUPE CYCLOPE

 

Cet instrument bizarre se porte comme des lunettes. Par un jeux de miroirs, j'ai ramené la vision des deux yeux sur un axe central. Je l'utilise quand je veux reporter les traits d'un modèle imprimé sur film transparent que j'ai au préalable fixé sur le dos de ma plaque. L'épaisseur de celle-ci, de 2 ou 3 mm, induit un décalage selon qu'on regarde avec l’œil droit, ou le gauche. Grâce à ces lunettes, le décalage disparaît ou du moins est grandement diminué.

 

 

THERMOGRAVEUR

 

Sur le même mode de fonctionnement que le pyrograveur, j'ai mis au point un outil avec une pointe plus fine capable de fondre le Plexiglas juste assez pour laisser une ornière régulière dans son sillage. La matière fondue se reporte sur les bords du trait formant une excroissance que je supprime ensuite en arasant la surface avec un gratte vitre.

 

 

PRESSE – CRIC

 

L'un des problèmes majeurs quand on imprime est de faire sécher le tirage à plat malgré l'humidité.

La méthode habituelle est de constituer une pile, de la coiffer d'une plaque rigide et d'accumuler un maximum de poids pour faire pression.
Ma solution est de remplacer cette accumulation de poids par la force hydraulique d'un cric.

Grâce à une sangle rattachée aux plaques en bois entre lesquelles les gravures sont prises en sandwich, le cric également ceinturé exerce une pression au fur et à mesure que je l'écarte vers le haut.

 

 

ROULETTE

 

Insatisfait des modèles existants, j'ai reconverti une mini-perceuse électrique en récupérant son mandrin pour le fixer sur un roulement à bille inséré dans un tube. Je peux utiliser des fraises avec boule hérissée de diamants pour ombrer certaines zones très fines.

 

 

CABINE DE SABLAGE

 

Avez vous déjà essayé de faire du sablage dans une pièce d'habitation ou vous travaillez, dormez et faites bien d'autres choses selon les heures ? Moi oui !

Mais j'ai pris la précaution de fabriquer une cabine aussi étanche que possible et entièrement démontable pour prendre le moins de place possible. Munie prochainement d'un système d'aspiration elle pourra également servir pour la peinture à l'aérographe.

 

PORTIQUE D'EXPOSITION

 

Un jour, on m'a proposé d'exposer dans la partie centrale d'une salle sans murs ni panneaux pour accrocher mes gravures. J'ai dû trouver une solution au pied levé en tenant compte de la place que ça occuperait dans la voiture en plus des bagages et des encadrements. Il ne fallait pas non plus que ça soit trop laid. J'ai donc imaginé cette structure démontable en portique à partir d'éléments trouvés au rayon bricolage du LM du coin.